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arts plastiques option facultative

ARTS PLASTIQUES

AU LYCEE FELIX LE DANTEC 22300 LANNION

OPTION FACULTATIVE

Cette option est assurée dans 6 lycées publics du département des Côtes d’Armor.

3 h de cours hebdomadaires réparties dans l’emploi du temps de l’élève : le mardi après-midi et le jeudi après-midi.

Coefficient 2 au baccalauréat : seuls comptent les points au-dessus de 10/20.

Pratique plastique.

Il ne s’agit ni d’un cours d’apprentissage de techniques, ni d’un cours d’arts appliqués. Chaque élève apprend à élaborer une démarche plastique personnelle. Dans l’objectif de l’épreuve du baccalauréat, le professeur guide l’élève dans la constitution d’un dossier artistique (3 à 6 travaux maximum, un travail peut être constitué de plusieurs planches) qui réunit un ensemble de réalisations dont 2 bidimensionnelles, accompagné d’une fiche pédagogique relatant les temps forts du parcours accompli dans l’année.

L’épreuve du baccalauréat est une épreuve orale de 30 minutes qui, à propos de ce dossier, implique de :

– Formuler ses intentions,

– Avoir conscience des choix effectués,

– Solliciter les modes d’expression les plus adaptés à la spécificité de la démarche ; ainsi toute technique est pensée en relation avec chaque démarche plastique de l’élève.

– S’interroger sur quelques démarches plastiques historiques.

– Comprendre les démarches plastiques de trois œuvres au programme.

Conditions dans la salle de cours.

Une salle équipée d’une vingtaine d’ordinateurs reliés à internet. Scanner et imprimantes couleur A4 et A3. Vidéo-projecteur.

Suivi personnalisé adapté à la spécificité de la démarche plastique de chaque élève favorisant la réussite à l’épreuve du baccalauréat et à l’orientation post-bac de l’élève.

Qualités requises pour suivre l’enseignement des arts plastiques :

– Une grande autonomie quant à l’organisation et la gestion du travail.

– Régularité dans l’investissement, curiosité et ouverture d’esprit : recherches au CDI du lycée, plaisir à visiter des expositions, à lire, à se rendre au cinéma, théâtre, danse, musique…

– Il n’est pas nécessaire d’avoir préalablement pratiqué une technique (graphique, picturale, photographique, infographique, filmique, sculpturale…). Par contre, il faudra accepter de consacrer beaucoup de temps avant d’obtenir le résultat plastique satisfaisant, de reconsidérer son travail constamment.

– Pour les pratiques numériques, comme un musicien possède son instrument, il est conseillé d’avoir accès hors des cours à un appareil photographique et un ordinateur.

– Les sorties organisées sont gratuites, obligatoires, médiatisées et en référence au programme.

Culture artistique.

Le programme apporte des éclairages sur quelques démarches artistiques et œuvres significatives. Il ne s’agit pas d’une épreuve d’histoire de l’art. Chaque élève doit situer ces démarches et éclairer leurs centres d’intérêt en relation avec sa propre démarche plastique.

Le programme de 2017-2018 impose d’étudier :

Paolo Caliari, dit Véronèse, fresques de la villa Barbaro à Maser (1560-1561).  » Au-delà d’un dialogue entre la peinture et l’architecture, les fresques de la villa Barbaro témoignent de l’ambition de Véronèse d’instaurer une relation entre l’observateur et l’œuvre. Les séquences architecturales (vestibules, escaliers, galeries, passages en enfilade, espaces de réception et de vie, etc.) et le programme iconographique (thèmes mythologiques et religieux riches d’évocations narratives et bucoliques) organisent un vaste espace scénique. Le spectateur est stimulé pour être un observateur, mais il est aussi observé par les protagonistes des représentations. Insertion de l’image dans l’architecture, jeux sur les points de vue et les proportions, surgissements de personnages et ouvertures sur des espaces fictifs, déplacements, expérience temporelle des dispositifs narratifs, sont autant de modalités qui visent à englober le spectateur dans l’œuvre. »

Sophie Taeuber-Arp (1889-1943). En appui sur trois œuvres significatives de Sophie Taeuber-Arp, le professeur soutiendra l’investigation de l’entrée de programme portant sur « la tradition, rupture et renouvellements de la présentation : la tradition du cadre et du socle, ses ruptures et renouvellements contemporains ». Artiste particulièrement inventive, Sophie Taeuber-Arp est pleinement inscrite dans les avant-gardes du début de XXe siècle. Elle devait pourtant rester longtemps dans l’ombre des grandes figures masculines de la modernité en arts plastiques. Membre de Dada, pratiquant l’art concret bien avant que les principes en soient énoncés par Théo Van Doesburg, elle s’est rapidement associée à des groupes d’artistes de tendance abstraite : Cercle et Carré, Abstraction-Création ou Allianz. Son œuvre très diverse s’exerce dans de nombreux domaines entre lesquels elle entretient de nombreux liens, les nourrissant réciproquement de leurs langages, de leurs esthétiques, de leurs avancées : peinture, sculpture, danse, architecture, architecture d’intérieur, arts décoratifs… Elle devait également fonder et éditer la revue Plastique/PLASTIC.

Sophie Taueber-Arp (1889-1943), Tapisserie Dada, Composition à triangles, rectangles et parties d’anneaux, 1916, tapisserie au petit point, laine, 41 x 41 cm. Musée national d’art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris. Legs Mme Ruth Tillard-Arp, 2007 ;

Sophie Taueber-Arp (1889-1943), Jean ou Hans Arp (1886-1966), Théo van Doesburg (1883-1931), L’Aubette, 1926-1928, aménagement et décors d’un complexe de loisirs (café, restaurant, brasserie, salon de thé, ciné-bal, caveau-dancing, salle des fêtes…) sur quatre niveaux (caveau, rez-de-chaussée, entresol et étage), Strasbourg. Premier étage restitué de 1985 à 2006. Classée au titre des Monuments historiques ;

Sophie Taeuber-Arp (1889-1943), Relief rectangulaire, rectangles découpés, rectangles appliqués et cylindres surgissants, 1936, relief en bois peint, 50 x 68.5 cm, signé et daté sur le dos : SH Taeuber-Arp 1936. Kunstmuseum, Basel. Don de Marguerite Arp-Hagenbach, 1968.

Bill Viola. En appui sur des œuvres de Bill Viola, le professeur soutiendra l’investigation de l’entrée de programme portant sur le statut de l’œuvre et présentation. Mondialement reconnu, Bill Viola est aujourd’hui un des artistes majeurs de l’image électronique. Né en 1951, il a grandi à l’ère des premiers développements de l’art vidéo. Dès ses études et ses premiers travaux d’artiste, il privilégiait ce nouveau médium pour en explorer les multiples possibilités artistiques : captations de performances, mises en espace des images et des moniteurs vidéo, exploitation du potentiel plastique, sémantique, symbolique des projections sur de grandes surfaces, etc. Au moyen d’installations intimistes ou monumentales, ses créations interrogent le rapport au temps de l’œuvre et au réalisme des sensations, des émotions et des expériences. Sculptant le temps, bouleversant les perceptions, immergeant le spectateur, Bill Viola propose une relation différente aux images animées. Il en pousse notamment les conventions narratives pour rejoindre parfois l’idée de « tableaux animés ». Il associe le visuel, le sonore et l’espace. Il tire parti des appareils et des technologies (caméras, optiques scientifiques, systèmes numériques…), des formats et des qualités des écrans (miroirs, moniteurs multiples, rétroprojecteurs…). Il joue de divers effets (ralentissements, grossissements, pétrifications…). Nombre de ses créations ouvrent des dialogues entre la modernité du médium digital et un univers d’images s’inscrivant dans l’histoire de l’art.

Le professeur pourra sélectionner des œuvres parmi celles indiquées ci-après, à titre de repères, sans pour autant devoir s’y limiter :

– des bandes vidéo aux écrans plasma : The Reflecting Pool , 1977-79 ; Chott El-Djerid, 1979 ; Reverse Television – Portraits of Viewers, 1983-1984 ; Deserts, 1994 ; Walking on the Edge et The Encounter , 2012 ; The Dreamers, 2013.

– sculptures vidéo et installations : Heaven and Earth , 1992 ; The Sleepers, 1992 ; The Veiling, 1995 ; The Crossing , 1996 ; Going Forth By Day, 2002 ; The Tristan Project (Fire Woman et Tristan’s Ascension), 2005.

– références aux grands maîtres : The Sleep of Reason , 1988 ; The Greeting, 1995 ; The Quintet of the Astonished , 2000.

 

L’option et le dossier arts plastiques permettent de préparer l’entrée des :

– Ecoles d’arts et Université en arts plastiques

– Métiers de l’image et du son

– Ecoles d’architecture

– Histoire de l’art et métiers de l’exposition

– Etudes en sciences humaines et métiers du tourisme

– Epreuve de culture générale de divers concours.

Compétences attendues définies par le programme :

Compétences artistiques.

– Définir un projet, s’engager dans sa réalisation et le mener à terme.

– Créer des dispositifs plastiques où la « présentation » est mise en jeu de manière personnelle.

– Choisir ses moyens d’expression en fonction du projet.

– Réajuster la conduite de son travail, en prenant en compte des éléments non prévus, susceptibles de transformer sa démarche.

– Apprécier le rapport entre sa production et son projet initial.

Compétences culturelles.

– Identifier dans sa production et dans les œuvres qui lui sont présentées, ce qui relève des intentions et du dispositif de « présentation ».

– Décrire, analyser, mettre en relation des démarches et des œuvres  dans un exposé sensible et réfléchi.

Compétences techniques.

– Exploiter des savoir-faire et conduire des opérations plastiques fondamentales ; notamment celles qui ont à voir avec l’organisation de signes plastiques ou la construction d’images dans une mise en espace réalisée sur des supports différents et selon des modes de présentation variés.

– Etablir nettement le rapport entre son projet et les partis plastiques retenus.

– Faire appel, en fonction de son projet, aux nouvelles technologies de création et de traitement des images.

– Mettre en scène son travail.

Compétences méthodologiques

– Identifier et mettre en question les sources et les références de son travail.

– Rendre compte de ses démarches et de ses réalisations.

– Débattre, argumenter et échanger dans le respect de la pensée des autres.