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2018 Muriel Bordier mène un atelier : élaboration d’une édition photographique

2018 élaboration d’une édition photographique

A partir d’une photographie de groupe, les élèves de l’option arts plastiques ont, chacun, élaboré une publication comprenant images et textes.

1- Une mise en scène photographique de groupe.

Qu’est-ce qui réunit ces personnages ? Quelle est la signalétique qui désigne votre personnage ? Penser la composition, la gestuelle de chaque personnage, l’expression. Références : la mise en scène photographique de groupes.

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2- Chaque élève compose son personnage.

Au cours des séances suivantes, chaque lycéen compose un personnage, comme un acteur endosse un rôle. L’élève travaille à définir une identité à son personnage, imaginant son nom et prénom, son tempérament, ses qualités, ses défauts, ses traits de caractère, ce qu’il aime, ses fréquentations, ses habitudes, …

3- Entre 5 et 10 photographies par personnage.

Nous mettons en scène et photographions les épisodes marquants ou insignifiants de la vie des personnages ; organisation ; accessoires… L’élève est à la fois acteur et metteur en scène de son personnage. Réalisation du chemin de fer ou projet d’édition : nombre de photographies et répartition au sein de l’édition. Une même photographie peut apparaître cadrée différemment ou dans des formats différents… Références : artistes et mythologies individuelles.

4- L’élève écrit des textes ou quelques mots en relation avec les images.

Choisir une couleur, un motif récurrent dans le cheminement de son édition. Choix du titre. Références : éditions photographiques.

5- Mise en page numérique puis impression des éditions.

En mai-juin 2018, les réalisations des élèves seront exposées à L’Imagerie de Lannion.

Ancrage théorique : biographie, autobiographie et mythologies.

L’auteur = Le narrateur = le personnage principal. Confusion du sujet de l’énonciation et du sujet de l’énoncé. Ambiguïté quant à l’identité du locuteur.

Magali Nachtergael, maître de conférences en littérature française, culture et arts contemporains à l’Université Paris XIII-Nord, Les Mythologies individuelles. Récit de soi et photographie au 20ème siècle, éd. Rodopi, Amsterdam/ New York, 2012, 292 p : « La mythologie individuelle surgit au 20e siècle en même temps que le culte du moi. En hybridant récit de soi et photographie, l’individu moderne met en scène l’histoire de son identité. Le terme apparaît d’abord dans le monde de l’art lorsque Harald Szeemann désigne sous ce nom les œuvres de Christian Boltanski et Jean Le Gac. Mais les photo-récits autobiographiques ont marqué tout l’imaginaire du 20e siècle, de Nadja d’André Breton aux aventures de Sophie Calle, en passant par le consacré album de famille. Caractérisé par l’écriture fragmentaire, l’archive et sa dimension intime, ce dispositif narratif en images conduit à reconsidérer le rôle de Mythologies de Roland Barthes dans ce processus de construction de soi par l’image. Cet essai retrace la généalogie, l’invention et la diffusion d’une nouvelle façon de se raconter qui interroge directement la représentation de l’identité depuis l’apparition de la photographie. »

Hétéronymes : dispositif de diffraction et d’éparpillement identitaire.

Références littéraires : Fernando Pessoa, Arthur Cravan, Robert Morris, Marcel Duchamp, Oscar Wilde…

Références plastiques sollicitées par l’atelier :

  • Sarah Jones, sa série de mises en scènes d’adolescentes.
  • Christian Boltanski, Saynètes, 1969. Stéréotypes de l’Album de famille.
  • Joachim Mogarra, mises en scènes et bricolages dérisoires.
  • site de Jean-Louis GARNELL notamment ses photographies du désordre.
  • Cindy SHERMAN, Untitled films stills, 1977-1980, série de 69 photographies.
  • Louise LAWLER, ses cadrages d’œuvres dans l’intimité des décors des collectionneurs.
  • Sophie CALLE et ses dispositifs d’éparpillements identitaires.
  • Bertrand LAVIER, L’Hôtel des voyageurs, 1974, photos, cartes et factures d’hôtel, 143 x91 cm, archives Denyse Durand-Ruel.
  • Didier BAY, Didier Bay, 1875-1975 (détail), 202 pages de photos et textes.
  • Jean LE GAC
  • Michael SNOW
  • Duane MICHALS
  • Jacques LIZENE
  • Raymond HAINS, Macintoshages.
  • Camille HENROT, Grosse fatigue, 2012, 13’46″, Biennale de Venise, 2013. Captures d’écran, images d’archives, textes lus, issus de mythologies différentes.

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