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Muriel Bordier, Les harnais, série Les thermes, 2015, 100 x 190 cm, coll. artiste.

2018, Résidence de Muriel Bordier au Lycée Félix Le Dantec Lannion

De janvier à février 2018, Muriel Bordier artiste plasticienne photographe a mené un atelier avec les élèves de l’option arts plastiques. http://murielbordier.culturalspot.org

2018, Muriel Bordier expose à la maison européenne de la photographie à Paris
2018, Muriel Bordier expose à la maison européenne de la photographie à Paris

Muriel Bordier procède souvent de la même manière.

Des personnages écrasés dans des espaces monumentaux.

L’architecture est créée numériquement. Quelques images sont achetées sur une banque d’images. Le plan d’ensemble est toujours privilégié ; l’individu se perd dans le décor, cet univers démesuré où il doit se débattre pour affirmer sa singularité.

Muriel Bordier sollicite son réseau d’amis qui sont les modèles inclus dans les photographies : c’est pour eux la certitude de passer un bon moment. Les figurants sont mis en scène en tant qu’acteurs ; ils jouent un rôle. Les modèles racontent quelque chose par leur posture, leur expression. Ils sont habillés de costumes, d’accessoires achetés chez Emmaüs. Un bricolage revendiqué : « rien n’est parfait. On n’est pas dans la pub. » Les scènes interprétées sont exagérées mais existent.

S’engager dans une société par le rire. 

Muriel Bordier a une aptitude à développer l’humour dans toute situation : « Une bonne journée, c’est une journée où l’on a bien ri. L’humour, c’est la création. Si ça provoque le rire, c’est de la création. » Sa pratique artistique met en scène un regard distancié, absurde, avec une pointe d’humour et donc critique vis-à-vis de nos façons d’habiter notre monde.

L’idée

surgit différemment selon les contextes : un appel d’offre, des lieux fréquentés, des rencontres… « C’est bien lorsqu’il y a des problèmes ; il faut savoir raconter ses soucis. »

Chaque photographie développe une narration.

A lire dans n’importe quel sens. Des sortes de tableaux de personnages dans une architecture. Le temps à l’intérieur du tableau se développe.

Une photographe de composition.

La composition ou « comment assembler les éléments » est un processus qui relève davantage de la peinture que de la photographie. Environ deux mois pour une image : la création implique une recherche ; on tâtonne afin de recréer l’image mentale à l’origine du projet ; la lumière, la dominante de lumière, les ombres, une ambiance, les questions de proportions, de gestuelles et d’expression des figurants …

« Tout est une histoire de lumière. »

Chaque modèle est photographié sur un miroir au sol pour avoir l’ombre, toujours avec la même lumière ou bien en lumière à 45° (plate) ; et sous des angles différents pour pouvoir plus tard les placer et déplacer au sein de l’espace de la photographie. L’ombre portée doit être juste pour avoir l’illusion que le personnage habite le lieu. Les personnages sont détourés et intégrés numériquement. Puis la narration s’affine avec parfois la récurrence d’un même personnage, la répétition de gestes…

Le choix du format évoque un tableau.

Puis la photographie est imprimée par un laboratoire sur Dibbon, une plaque légère sur laquelle est collée l’image.

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