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Atelier Corset et crinoline : réalisations des élèves de première et terminale

Amélie, Aurélie, Gabriel et Ophélie : Déesse de la nature

Nous avons réalisé une robe de couleur blanche (robe et corset) et des tâches bleu-vert clair (la ceinture et des champignons en tissu attachés à la crinoline) ayant pour thème les champignons et la nature ; notre robe munie d􏰀une longue couverture blanche, nous a fait penser au statut des déesses de la Grèce Antique et aux drapés qui recouvrent leurs corps.

Les champignons ont une façon spéciale de se reproduire : ils envoient des spores dans l’air et fécondent tous les autres champignons se trouvant à proximité. Nous avons cherché une déesse puissante et qui touche tous ceux qui sont proches d’elle : Aphrodite, déesse grecque de l’amour, du désir, de la beauté et de la fécondité.

Nous avons tout d’abord recherché des images afin de reprendre les poses des sculptures d’Aphrodite. Ensuite nous sommes allés dans le lycée chercher des lieux intéressants pour jouer avec les lignes de force ou un point de fuite. Et nous avons donc choisi de prendre des lieux avec des bâtiments, des bancs, des escaliers afin de jouer du contraste entre le construit et le corps.

Afin de rendre la déesse encore plus puissante, plus lumineuse nous avons utilisé un logiciel de dessin (krita) afin d’enlever toutes les imperfections et retirer les accessoires ou objets ; puis réglé les luminosités, les contrastes. Puis pour que la déesse paraisse grandiose, on a flouté l’arrière-plan de l’image et enfin nous avons ajouté une auréole autour de son visage reprenant les couleurs de la tenue (bleu et blanc). En s’inspirant donc cette fois de la religion chrétienne.

Comment exposerions-nous notre réalisation ? Nous disposerions nos trois photographies avec les deux photographies similaires, debout et les bras tournés vers l’extérieur formant comme une sorte de porte qui s’ouvre sur l’image centrale où la déesse est cette fois accroupie. Comme notre réalisation est inspirée des mythologies de différentes religions, l’idée serait de l’exposer dans des lieux religieux ou des monuments anciens (temples grecs ou romains, Église chrétiennes…) sous forme de grande impression pour quelle se voit de loin peut être même allant jusqu’à recouvrir le monument dans lequel notre réalisation serait exposée.

Annaëlle, Lena et Salomé : La Face Cachée 

Lors du projet, « corset et crinoline », nous avons réalisé une robe blanche avec un corset doré fait de fils de fer posé sur le dessus du jupon. Avec cette tenue, vous voulons questionner plusieurs choses : la pression constante de la société sur les femmes qui les pousse à rester soumises aux hommes et qui leur impose des diktats de beauté.  Ce corset doré évoque également l’enfermement et le mal être de certaines femmes dans le mariage.

Notre photographie met en avant le second point. En effet, aujourd’hui encore dans des pays du Moyen-Orient ou d’Afrique, la pratique du mariage forcé est encore en place. Ainsi, pour des milliers de femmes, le mariage n’est qu’une source de tristesse et d’oppression qui les force à rester avec un homme qu’elles n’ont pas choisi. Nous avons pris deux photographies, une triste en noir et blanc et une joyeuse en couleur  et nous les avons ensuite superposées. Nous avons également écrit du texte. Celui-ci est un extrait du livre Les Impatientes écrit par Djaïli Amadou Amal publié en 2020 qui dénonce les mariages forcés.

En gardant les codes occidentaux du mariage (notamment la robe blanche), nous voulons choquer et perturber les spectateurs occidentaux. En effet, en voyant une personne qui a les mêmes coutumes qu’eux et qui se trouve géographiquement près d’eux tout en souffrant de l’oppression du mariage, les spectateurs ressentiront peut-être plus de pitié et seront touchés.

Nous avons décidé de nommer notre photographie La Face Cachée. En effet, nous montrons que derrière l’image joyeuse que nous avons souvent du mariage, il y a parfois une face cachée plus triste, notamment dans les mariages forcés. Nous mettons ce travail en relation avec des pratiques artistiques : Irving Penn, Cindy Sherman ou encore les photographies présentent lors de l’exposition  « Too young to wed ».

Éléonore et Klervie : un cocon stupéfiant

A l’occasion de la résidence d’artiste de la costumière Pauline Pô, nous avons réalisé un costume aux volumes stupéfiants. Notre réalisation a pris la forme d’un cocon recouvrant l’intégralité du corps et ne laissant qu’une ouverture sur le visage. Pour le photographier nous avons retenu certains aspects de notre réalisation : le volume, les couleurs vives qui le composent, caractéristiques des travaux que nous avons déjà réalisés, les mouvements intéressants lorsque l’on se déplace et pour finir l’étrangeté qui fait la particularité du costume. En restant dans l’enceinte du lycée, nous mettons en scène l’étrangeté dans un lieu que chacun connaît et où se déplacer avec un tel vêtement parait étrange.

Notre processus plastique s’amorce comme s’il fuyait quelque chose, le regard des autres dans un tel costume alors qu’il se trouve dans un endroit où il y a habituellement beaucoup de passage. Nous arrivons alors devant les rangées d’arbres qui longent un des bâtiments, ici ce qui nous intéresse ce sont les lignes de construction qu’amène cette rangée d’arbres ; cela apportera à notre photographie une certaine force et amènera directement le regard du spectateur vers notre personnage étrange en fuite et tout cela dans un plan moyen. En réglant l’appareil photo sur le mode rafale, nous parvenons à capturer le moment précis où l’objet se situe au centre de l’image, ainsi sur le point de fuite. Le soleil se trouvait en face, ce qui a permis une lumière naturelle très nette affirmant les ombres des arbres dans cette même lignée. Une fois la bonne photo sélectionnée, nous faisons quelques recadrages pour que les lignes de constructions se placent au parfait endroit par rapport au cadre de l’image. Notre processus photographique est alors terminé. La mise en exposition se ferait accrochée à un mur comme un tableau, avec des dimensions assez importantes de telle sorte qu’on puisse voir le costume, le regard du spectateur arrivera donc directement dessus.

Erell, Julie et Youna : All things happen in the dark.

Une seule photographie présente notre sculpture lumineuse, “All things happen in the dark” sur le thème “corset et crinoline”. Une seule grande photo donne un effet de grandeur à la robe, mais aussi une image de solitude pour concorder avec la robe en elle-même et la pensée qu’il y avait derrière. En effet, nous avons créé une robe avec un corset qui représente les os de la personne qui la porte grâce à de réelles radios. Ces radios, ainsi que la blancheur du tissu donnent un effet d’hôpital. Nous restons dans le thème noir et blanc. Nous avons donc placé notre robe devant un fond avec un trou noir et un pourtour gris. Le fond donne ainsi un effet de solitude, car il n’y a rien autour de la robe, à part ce trou béant qui donne l’impression de presque aspirer le mannequin.

De plus, nous avons décidé de mettre une corde au cou du mannequin qui portait la robe pour ainsi montrer à quel point cet effet d’hôpital, de radio et de corset, de pression constante tant mentale que physique sur une personne pouvait la mener à sa propre perte. De plus, cette corde représente aussi toute la souffrance causée par les diktats de beauté de la société tels que la minceur. La corde est elle aussi blanche et grise.

Le titre de notre photographie, “All things happen in the dark”, reflète le contraste entre le trou dans le mur et l’aspect lumineux de la robe, montre que les radios ne peuvent être vues que lorsqu’elles sont dans le noir. Donc, l’intérieur du corps, qui représente ici aussi le mental de la personne et surtout sa souffrance, ne peut être discerné que dans l’obscurité. Le titre de l’œuvre permet donc de transcrire en une seule phrase tout notre cheminement de pensée. Le fait que le mannequin n’aie pas de tête ajoute une dimension universelle à la sculpture. Enfin, le trou noir que nous avons ajouté au montage aspire toute la lumière autour de lui, sauf la lumière de la robe. Nous avons voulu montrer ici que la robe est sur le point d’être aspirée par ce trou, mais elle conserve encore toute sa luminosité au moment où la photographie a été prise.

Nous pouvons comparer notre photographie avec le travail de différents artistes dont James Turrell, qui crée des installations lumineuses. Son travail nous a rappelé le nôtre puisque lui aussi joue avec le détachement des silhouettes avec la lumière, avec un cheminement inverse au nôtre, puisque nous c’est la lumière qui se détache de l’ombre.

Alexandra, Ambre et Frédérique : une cape noire avec exosquelette rouge

Clémence, Géraldine et Romane : Gaïa déesse de la nature

Notre processus plastique s’amorce avec l’idée de mettre en place notre création dans la nature près des plantes ou peut être dans l’eau. Nous avons donc eu l’idée de faire un montage photo.

Pour nos premières photos, le mannequin est assis et donc plus proche de la nature. Puis, on a choisi que les plantes apparaissent de manière un peu floue au premier plan et pour lier le plus rapidement la nature à notre projet. Pour le montage on a décidé de faire en sorte que la personne soit au centre afin de la voir au premier regard. On a aussi décidé de la faire un peu plus grande et de ne pas respecter les proportions car notre œuvre représente GAÏA une déesse.

On voulait aussi créer une espèce d’ambiguïté entre la nature et notre robe comme l’artiste Björk le fait dans son clip Utopia : elle se met en scène dans une relation charnelle avec la nature, les plantes, la vie. C’est cela que nous voulions aussi représenter dans notre Œuvre.

Emma, Kader et Sarah : les stéréotypes de la cérémonie du mariage.

Noé et Youn : projet pour un samouraï

Yaëlle : se déguiser pour s’évader de l’oppression du monde.

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